Face à l’imposture du capitalisme,
il est temps de construire ensemble un autre monde juste et solidaire.
SUISSES DE L’ETRANGER : Une voix pour le PS est une voix pour la Cinquième Suisse
« Nous sommes fiers de notre diaspora » a relevé Micheline Calmy-Rey en soulignant la contribution au rayonnement de la Suisse des 645 000 Helvètes de l’étranger dont quelque 500 représentant-e-s se sont réunis du 17 au 19 août à Genève à l’occasion de leur traditionnel Congrès. Une reconnaissance que tant la présidente de la Confédération que le PS souhaitent voir se concrétiser par le biais de l’amélioration de la représentation de la Cinquième Suisse au sein des instances politiques de notre pays. Avant l’été, plusieurs interventions socialistes ont ainsi été déposées aux Chambres fédérales dont une initiative parlementaire qui ouvre une nouvelle piste de réflexion.
Par cette initiative, je propose que l’on modifie la Constitution et tous les autres textes législatifs l’exigeant, de telle sorte que les Suissesses et les Suisses de l’étranger puissent être représentés en tant que tels aux Chambres fédérales. Plusieurs solutions sont possibles : par exemple, une représentation de type cantonal au Conseil national et au Conseil des Etats, voir dans un premier temps uniquement l’élection de deux membres à la Chambres des cantons avec un corps électoral qui pourrait être composé soit des citoyennes et des citoyens suisses à l’étranger, soit d’un collège électoral élus par ceux-ci. Certes, une modification constitutionnelle prend du temps, mais le PS est convaincu qu’elle est préférable à la présentation de candidatures alibi et quasiment sans chances de succès sur les listes des formations politiques suisses lors des élections fédérales.
Une solution ad hoc pourrait ainsi voir le jour nettement plus rapidement qu’un dispositif applicable à l’ensemble du corps électoral helvétique. A Genève, Micheline Calmy-Rey a assuré que le DFAE, les cantons et la Chancellerie fédérale s’activaient dans ce but.
Outre le vote électronique, les membres de l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) se sont montrés préoccupés par l’affaiblissement du réseau consulaire suisse. Les fermetures qui font suite ou sont prévues en raison du programme d’économies 2004 (10 consulats en tout) inquiètent les Suissesses et les Suisses de l’étranger. A raison d’ailleurs car les consulats jouent un rôle considérable en matière de service public et ne servent de loin pas seulement à délivrer des visas.
On peut également s’interroger sur la logique qui, par exemple, prévoît la fermeture du consulat de Bordeaux (12’000 résidents helvétiques concernés) et l’ouverture d’une antenne chinoise à Guangzhu (92 personnes, seulement). De quoi se demander ce qui est le plus important pour la Suisse : l’accompagnement des expatriés ou les contacts économiques ?
Un mot encore sur le conseil de l’OSE qui a élu sans surprise à sa présidence le libéral genevois Jacques-Simon Eggly qui a déclare vouloir « une politisation de la vie interne de l’organisation ». S’il faut souligner que cela ne semblait pas autrement le déranger quand les radicaux y disposaient d’une majorité hégémonique, il faut également signaler que le coup de force tenté par l’UDC qui a présenté un candidat de dernière minute a échoué. L’élection d’un nouveau membre du comité pour remplacer le président démissionnaire, le radical Georg Stucky a été ainsi repoussée au printemps prochain. Je me représenterai alors pour tenter d’y décrocher un 2ème siège pour le PS.
Carlo Sommaruga,
Conseiller national
PS : dans la perspective des élections fédérales, le PS Suisse a mis en ligne un site spécial pour les Suissesses et les Suisses de l’étranger.